Vendredi 22 août 2008
Sélène : A quoi penses-tu Petit Terrien? Tes murmures parviennent jusqu'à moi et troublent ma tranquilité.
Petit Terrien : Oh! Vous étiez là... Pardonnez moi, j'étais en train de regarder le ciel étoilé. Et je réfléchissais... à plein de choses...
Sélène : Et qu'est-ce qui te fait veiller aussi tard? Quelles sont les sombres pensées qui t'empêchent de retrouver les bras de mon ami Morphée?
Petit Terrien : A quoi bon celà servirait-il? De notre dernière discussion, je ne sais toujours pas si être immortel peut-être intéressant.
Sélène : Je n'ai pas toutes les réponses, mais mon grand âge me permet d'avoir une vision différente de la tienne...
Petit Terrien : Peut-être... Tu sais ce que je vois quand je regarde le ciel, la nuit? Sais-tu pourquoi j'aime la nuit? A quoi je pense quand je suis seul?
Sélène : Non... J'avoue que ça je ne sais pas. Beaucoup de terriens parlent en priant, en réfléchissant... MAis toi j'ai l'impression que tu ne fais que me regarder.
Petit Terrien : Sourire... Je regarde les étoiles. Je me demande si mes parents sont parmi elles...
Sélène : Tes parents? Mais ils sont morts... Je pensais que tu savais qu'il n'yavait pas de vie après la mort.
Petit Terrien : Oh non... je ne parlais pas de mes parents adoptifs... Je parlais de mes vrais parents.
Sélène : Comment ça tes vrais parents? Les parents ce ne sont pas ceux qui sont présents quand tu es petit, quand tu es malade. Ce sont les parents qui répondent à tes questions... Adoptifs ou pas...
Petit Terrien : Je sais tout celà. Je sais bien que ma mère, est celle qui m'a appris à cuisiner, danser, à parler aux femmes. Je sais bien que mon père, c'est celui qui m'appris à pêcher, qui m'a transmis ces valeurs... Mais...
Sélène : Mais...?
Petit Terrien : J'ai l'impression de ne pas savoir qui je suis... J'ai l'étrange sentiment d'être une étoile perdu parmi tant d'autres... Je sais bien qu'il n'y a pas de vie après la vie, comme il n'y en a pas avant la vie... ce n'est pas pour ça que je regarde l'immensité étoilée... Juste pour savoir si mes parents sont quelque part... J'ai en moi, un sentiment de vide, de solitude absolue, que personne ne peut combler...
Sélène : Tu n'es pas seul, tu as des amis, de la famille, une amie, des gens qui tiennent à toi... Quand je te regarde vivre la journée, quand tu crois que je dors, je me dis que tu dois être heureux, tellement tu es entouré.
Petit Terrien : Tu te trompes. Si je me noie dans un tourbillon de soirées, de sorties, de connaissances, de petites amies... C'est parce que j'ai peur d'être abandonné à nouveau. J'ai peur de perdre mon identité. J'ai peur de me retrouver seul... J'ai l'impression que je suis un homme que l'on abandonne...
Sélène : Alors tu multiplie les connaissances en espérant que ceux qui restent soient plus nombreux que ceux qui partent...
Petit Terrien : Dit comme celà, celà peut paraître cynique.
Sélène : Disons Que tu me fais penser à un enfant qui ne grandirait pas...
Petit Terrien : Vous êtes bien gentille. Mais vous avez raison... Je pense que je n'ai pas grandi. Au fond de moi, je suis sûrement ce petit garçon de l'orphelinat. Le pire c'est que je n'ai aucun souvenir de cette époque. Mais elle pèse sur moi, sur mes décisions, sur ma vie...
Sélène : Je te comprends, moi même je ne sais pas quel âge j'ai vraiment, je ne sais pas d'où je viens... mais je me contente de vivre au jour le jour. C'est une notion bien trop humaine, de penser que ton passé t'influence, pour que je la comprenne.
Petit Terrien : Peut-être... Mais j'ai plein de questions qui resteront sans réponse... A quoi ressemblait ma mère? De qui je tiens la couleur de mes yeux? Est-ce que mes parents s'aimaient? Pourquoi est-ce que j'aime épicé? Pourquoi est-ce que j'ai été abandonné?
Sélène : Pourquoi te torturer, avec des questions sans réponse? Pourquoi ne pas te contenter de vivre? De te créer ta famille?
Petit Terrien : Je ne connais pas mes racines. Je n'ai pas d'héritage à transmettre. Je n'ai pas de traditions familliales à laisser. Comment puis-je fonder une famille, avoir des enfants, alors que je n'aurais rien à leur apprendre, à leur donner, à leur transmettre... Mis à part des doutes...
Sélène : Et tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant? Tes réussites et tes échecs ont fait de toi l'homme que tu es...
Petit Terrien : Je sais tout celà, mais j'aimerais tellement savoir, ne plus être celui qu'on abandonne... Si je pouvais comprendre. Si je pouvais retourner dans le passé... Si...
Sélène : Avec des Si, tu mettrais le soleil dans un glacier...
Petit Terrien : Sourire... Jolie expression... Je crois que vous avez rendez-vous avec le soleil... il serait temps de nous séparer, pour cette nuit...
Sélène : C'est vrai, je vais me préparer même si je sais qu'il ne sera pas là... Il ne vient jamais... Un jour peut-être...
Petit Terrien : Oh! Vous étiez là... Pardonnez moi, j'étais en train de regarder le ciel étoilé. Et je réfléchissais... à plein de choses...
Sélène : Et qu'est-ce qui te fait veiller aussi tard? Quelles sont les sombres pensées qui t'empêchent de retrouver les bras de mon ami Morphée?
Petit Terrien : A quoi bon celà servirait-il? De notre dernière discussion, je ne sais toujours pas si être immortel peut-être intéressant.
Sélène : Je n'ai pas toutes les réponses, mais mon grand âge me permet d'avoir une vision différente de la tienne...
Petit Terrien : Peut-être... Tu sais ce que je vois quand je regarde le ciel, la nuit? Sais-tu pourquoi j'aime la nuit? A quoi je pense quand je suis seul?
Sélène : Non... J'avoue que ça je ne sais pas. Beaucoup de terriens parlent en priant, en réfléchissant... MAis toi j'ai l'impression que tu ne fais que me regarder.
Petit Terrien : Sourire... Je regarde les étoiles. Je me demande si mes parents sont parmi elles...
Sélène : Tes parents? Mais ils sont morts... Je pensais que tu savais qu'il n'yavait pas de vie après la mort.
Petit Terrien : Oh non... je ne parlais pas de mes parents adoptifs... Je parlais de mes vrais parents.
Sélène : Comment ça tes vrais parents? Les parents ce ne sont pas ceux qui sont présents quand tu es petit, quand tu es malade. Ce sont les parents qui répondent à tes questions... Adoptifs ou pas...
Petit Terrien : Je sais tout celà. Je sais bien que ma mère, est celle qui m'a appris à cuisiner, danser, à parler aux femmes. Je sais bien que mon père, c'est celui qui m'appris à pêcher, qui m'a transmis ces valeurs... Mais...
Sélène : Mais...?
Petit Terrien : J'ai l'impression de ne pas savoir qui je suis... J'ai l'étrange sentiment d'être une étoile perdu parmi tant d'autres... Je sais bien qu'il n'y a pas de vie après la vie, comme il n'y en a pas avant la vie... ce n'est pas pour ça que je regarde l'immensité étoilée... Juste pour savoir si mes parents sont quelque part... J'ai en moi, un sentiment de vide, de solitude absolue, que personne ne peut combler...
Sélène : Tu n'es pas seul, tu as des amis, de la famille, une amie, des gens qui tiennent à toi... Quand je te regarde vivre la journée, quand tu crois que je dors, je me dis que tu dois être heureux, tellement tu es entouré.
Petit Terrien : Tu te trompes. Si je me noie dans un tourbillon de soirées, de sorties, de connaissances, de petites amies... C'est parce que j'ai peur d'être abandonné à nouveau. J'ai peur de perdre mon identité. J'ai peur de me retrouver seul... J'ai l'impression que je suis un homme que l'on abandonne...
Sélène : Alors tu multiplie les connaissances en espérant que ceux qui restent soient plus nombreux que ceux qui partent...
Petit Terrien : Dit comme celà, celà peut paraître cynique.
Sélène : Disons Que tu me fais penser à un enfant qui ne grandirait pas...
Petit Terrien : Vous êtes bien gentille. Mais vous avez raison... Je pense que je n'ai pas grandi. Au fond de moi, je suis sûrement ce petit garçon de l'orphelinat. Le pire c'est que je n'ai aucun souvenir de cette époque. Mais elle pèse sur moi, sur mes décisions, sur ma vie...
Sélène : Je te comprends, moi même je ne sais pas quel âge j'ai vraiment, je ne sais pas d'où je viens... mais je me contente de vivre au jour le jour. C'est une notion bien trop humaine, de penser que ton passé t'influence, pour que je la comprenne.
Petit Terrien : Peut-être... Mais j'ai plein de questions qui resteront sans réponse... A quoi ressemblait ma mère? De qui je tiens la couleur de mes yeux? Est-ce que mes parents s'aimaient? Pourquoi est-ce que j'aime épicé? Pourquoi est-ce que j'ai été abandonné?
Sélène : Pourquoi te torturer, avec des questions sans réponse? Pourquoi ne pas te contenter de vivre? De te créer ta famille?
Petit Terrien : Je ne connais pas mes racines. Je n'ai pas d'héritage à transmettre. Je n'ai pas de traditions familliales à laisser. Comment puis-je fonder une famille, avoir des enfants, alors que je n'aurais rien à leur apprendre, à leur donner, à leur transmettre... Mis à part des doutes...
Sélène : Et tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant? Tes réussites et tes échecs ont fait de toi l'homme que tu es...
Petit Terrien : Je sais tout celà, mais j'aimerais tellement savoir, ne plus être celui qu'on abandonne... Si je pouvais comprendre. Si je pouvais retourner dans le passé... Si...
Sélène : Avec des Si, tu mettrais le soleil dans un glacier...
Petit Terrien : Sourire... Jolie expression... Je crois que vous avez rendez-vous avec le soleil... il serait temps de nous séparer, pour cette nuit...
Sélène : C'est vrai, je vais me préparer même si je sais qu'il ne sera pas là... Il ne vient jamais... Un jour peut-être...
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